Élections 2008: Engagement envers la CEDEF de l'AFAI

Au cours de la campagne électorale 2006, l'AFAI a demandé à tous les chefs de partis fédéraux de s'engager par écrit à appuyer les droits humains des femmes en respectant les dispositions de la Convention sur toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes de l'ONU (CEDEF), et en mettant en oeuvre les recommandations du Comité de la CEDEF.

Tous les partis ont signé ce document et réaffirmé leur engagement envers l'égalité des femmes.

Depuis 2006, bon nombre des recommandations du Comité de la CEDEF sont tout simplement ignorées et les inégalités que vivent les femmes persistent. En raison de facteurs comme le manque de logements abordables et de services de garde, des taux insuffisants d'aide sociale et les coupures au financement des activités de défense de droit et de recherche, l'égalité des femmes a été durement touchée.

Au cours de la campagne électorale 2008, l'AFAI a de nouveau demandé aux chefs des partis fédéraux de s'engager par écrit à respecter la CEDEF, de s'assurer de la mise en oeuvre des recommandations de 2003 et de prévoir la création d'un mécanisme gouvernemental garant de l'imputabilité dans la mise en oeuvre des dites recommandations et conçu pour assurer le suivi des progrès de cette mise en oeuvre.


LES CHEFS DE L'OPPOSITION S'ENGAGENT À GARANTIR L'ÉGALITÉ DES FEMMES
Stephen Harper ne répond pas

OTTAWA - «Les chefs de parti ont une responsabilité envers les femmes du Canada. Celle de s'assurer que leurs droits sont respectés», soutient Louise Riendeau, membre du conseil d'administration de l'Alliance canadienne féministe pour l'action internationale (AFAI), une alliance pancanadienne de plus de 50 organisations de femmes qui demande instamment à tous les chefs de partis fédéraux de s'engager à s'acquitter pleinement des engagements internationaux du Canada envers les droits humains des femmes.

L'AFAI a demandé à tous les chefs de parti de s'engager, s'ils sont élus, à mettre en oeuvre les recommandations du Comité des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF) et de prévoir la création d'un mécanisme gouvernemental responsable de l'examen et du suivi des recommandations sur la CEDEF.

Les chefs de tous les partis d'opposition, le chef libéral Stéphane Dion, le chef du Nouveau Parti démocratique Jack Layton, celui du Bloc Québécois Gilles Duceppe et la chef du Parti vert Elizabeth May, ont signé et réaffirmé leur engagement envers l'importance de l'égalité des femmes au Canada.

Le Premier ministre Stephen Harper, chef du Parti conservateur canadien, n'a pas répondu à notre requête de signer une promesse.

Le Canada a ratifié la CEDEF en 1981, avec le consentement de l'ensemble des provinces et territoires. À titre de signataire de la Convention, le gouvernement du Canada est tenu à des rapports périodiques aux Nations Unies quant à son respect de la CEDEF. L'AFAI, certaines de ses organisations membres et d'autres organisations de la société civile présentent également au Comité des rapports sur la performance du Canada.

En 2003, le Comité de la CEDEF a émis 23 recommandations visant à éliminer la discrimination envers les femmes au Canada. Ces recommandations proposaient notamment d'adopter une loi sur l'équité salariale, d'investir dans les services de garde, le logement et l'éducation, d'améliorer les conditions de vie des femmes autochtones et de leurs familles, d'accroître les taux d'aide sociale et de soutenir financièrement les organisations de femmes.

Le prochain examen de la performance du Canada au titre de la CEDEF se tiendra à Genève le 22 octobre 2008.

Vois les liens ci-dessous pour consulter les engagements signés par les chefs de parti:

Parti libéral du Canada

Nouveau Parti démocratique du Canada

Bloc Quebecois

Parti vert du Canada