Introduction (lire [0])
Un modèle de lettre au Premier ministre Harper (téléchargez le .doc) [1]
Une série de mauvaises décisions pour l’égalité des femmes
Coupures à Condition féminine Canada (lire [1])
Réforme du mandat du Programme de promotion de la femme (lire [1])
Changements au Programme de promotion de la femme - Termes et conditions (lire [1])
Harper bafoue sa promesse de respecter les droits des femmes (lire [1])
L’abolition du Programme de contestation judiciaire (lire [1])
Le refus d’adopter une loi fédérale sur l’équité salariale (lire [1])
Coupures aux services de garde: pour réaliser l’égalité, nous avons besoin de services de garde maintenant (lire [1])
(téléchargez le .doc) [2]
- Des feuillets d’information d’une page sur les enjeux clés suivants: l’équité salariale, les services de garde, les coupures à Condition féminine Canada, les changements du mandat du Programme de promotion de la femme, les engagements pris par le Canada en vertu de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes de l’ONU (CEDEF).
POURQUOI LE 10 DÉCEMBRE?
Le 10 décembre 2006 marquera la Journée internationale des droits de la personne. Il marquera également le 25e anniversaire de la ratification par le Canada de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes de l’ONU (CEDEF). Plutôt que de célébrer ce jalon historique, nous allons plutôt nous mobiliser afin de s’assurer que le Premier ministre Harper respecte ses promesses lors de la campagne électorale de 2006. Monsieur Harper avait alors déclaré:
«Si je suis élu, je prendrai des mesures concrètes et immédiates, comme l’ont recommandé les Nations Unies, pour m’assurer que le Canada s’acquitte entièrement de ses engagements envers les femmes.» (Le 18 janvier 2006, http://www.fafia-afai.org/fr/node/93 [3]).
En 2003, le Comité de l’ONU sur la CEDEF recommandait au Canada de redoubler d’efforts pour:
- Réaliser l’équité salariale
- Financer un programme national de services de garde
- Bonifier le Programme de contestation judiciaire
- Consulter les groupes de femmes oeuvrant pour l’égalité au sujet de la préparation du prochain rapport du Canada sur le respect de la CEDEF
De plus, le Comité a recommandé au gouvernement fédéral d’accélérer le processus pour diminuer la discrimination systémique et persistante dont témoignent tant de femmes autochtones, de multiplier ses efforts pour combattre les hauts niveaux de pauvreté parmi certains groupes de femmes, de financer l’aide juridique en matière civile, d’intervenir efficacement face à la violence faite aux femmes, d’améliorer les prestations de maternité et parentales, d’amender les lois sur l’immigration pour respecter les droits des aides familiales résidantes et de garantir aux femmes une participation plus équitable aux institutions politiques.
Cette campagne est importante pour protéger et promouvoir les droits et libertés conquis par des luttes patientes et acharnées durant tout le XXe siècle. Les femmes du Canada ne peuvent pas accepter de perdre des droits chèrement acquis et notre pays possède la richesse et le savoir faire nécessaires pour honorer les droits des femmes. C’est une question de choix politiques.
POUR NOUS CONTACTER:
womenactionfemmes@gmail.com [4]
Solidairement,
Alliance féministe pour l’action internationale
Association canadienne pour la promotion des services de garde à l’enfance
Alliance des femmes de la francophonie canadienne
Association national femmes et droit
Canadian Federation of University Women
Congrès du Travail du Canada
Conseil Canadien des femmes musulmanes
Conseil national des femmes du Canada
Counseil pan-canadien du développement économique communautaire des femmes.
Fédération des femmes du Québec
Institut Canadien de recherche sur les femmes
Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale
YWCA
Le comité de la Campagne du 10 décembre pour les droits humains des femmes!
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http://www.fafia-afai.org/fr/node/93 [5]).
Ce faisant, le Premier ministre Harper a reconnu l’importance des engagements pris par le Canada en vertu de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes de l’ONU (CEDEF), la seule convention onusienne consacrée aux droits humains des femmes. Le Canada a ratifié cette Convention en décembre 1981, et 175 pays en font désormais partie.
En 2003, le Comité de l’ONU qui supervise la mise en oeuvre par les États des dispositions de la Convention a pressé le Canada d’en faire plus. Le Comité a critiqué de nombreuses politiques canadiennes et enjoint les gouvernements de se pencher attentivement, entre autres, sur la pauvreté des femmes, l’inégalité salariale, la discrimination envers les femmes autochtones, les services de garde à l’enfance, le logement des femmes et l’aide juridique en matière de droit familial. Il a également demandé au Canada de trouver des moyens efficaces de répartir les ressources entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux en vue de garantir aux femmes du Canada l’accès aux programmes et aux services, sans égard à leur lieu de résidence. Le Comité a également noté que l’analyse comparative entre les sexes devrait être obligatoire et que les organisations non gouvernementales devraient participer à une discussion nationale au sujet du prochain rapport fait au Comité par le Canada.
Les récents changements apportés par la ministre de la Condition féminine, Beverley Oda, aux directives fédérales de financement des organisations de femmes rendront ce travail très difficile. Les directives interdisent le financement de toutes «activités nationales visant à revendiquer des droits» et limitent la capacité des organisations à mener des recherches générales ou à diffuser ou promouvoir une position politique particulière. L’objectif de faire progresser l’égalité des femmes a également été supprimé des directives.
Cela pourrait expliquer pourquoi le gouvernement actuel a, entre autres, rejeté les recommandations d’un groupe de travail fédéral sur l’équité salariale qui visait l’amélioration de la loi en vigueur et refusé de financer adéquatement le développement de places en garderie et de logements sociaux.
Le Canada prend présentement une direction qui nous fait reculer plutôt que progresser quant à nos engagements envers la CEDEF. Les changements aux directives de financement fragiliseront plusieurs organisations de femmes et la poursuite des activités de défense de droits qu’elles mènent au nom des femmes. Cela voudra dire que les femmes du Canada qui ont besoin de nos organisations pour obtenir le respect de leurs droits seront laissées à elles-mêmes. On perdra ainsi le fruit de plusieurs années de consultations, de recherches et de connaissances accumulées auprès d’elles.
Le Premier ministre n’a pas tenu sa promesse de respecter les droits humains des femmes. Le 25ième anniversaire de la ratification de la CEDEF par le Canada le 10 décembre, qui aurait dû être une occasion de célébrer, s’annonce maintenant comme une année de luttes.
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www.savecourtchallenges.ca [6]
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www.anfd.ca [7] ou www.congresdutravail.ca [8]
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