Des femmes autochtones vont de ville en ville pour trouver des solutions locales à la violence faite aux femmes :
C’est le temps de faire votre part!
Le 17 juillet, trois femmes extraordinaires sont arrivées à Ottawa après avoir parcouru près de 4 000 kilomètres à vélo depuis leur départ de Vancouver en juin. En cours de route, elles ont affronté des chaleurs intenses, des vents violents, des autoroutes fort achalandées, et, à l’occasion, des animaux curieux.
Ces trois femmes, Sheila Swasson, Chi Metallic-Larocque et Donna Martin-Metallic, sont des mères de la Première Nation mi’kmaq. Elles parcourent le Canada à vélo pour sensibiliser la population canadienne à la violence familiale et conjugale dans les milieux autochtones.
Au cours des 7 200 km de Vancouver à St. Johns, ces femmes partagent leur expérience et tentent de trouver des solutions avec les communautés qui les accueillent. Selon Sheila Swasson, leur parcours « ne se limite pas au vélo, ce dernier n’est que le moyen utilisé pour sensibiliser les gens aux problèmes sociaux liés à la violence familiale et pousser les choses un peu plus loin. Il est temps de s’activer. »
Heureux hasard, le 17 juillet est également le jour où, il y a plus de 25 ans, le Canada a manifesté sa volonté de signer la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF). En signant ce traité de l’ONU, les gouvernements au Canada se sont engagés à prendre toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que les femmes puissent vivre sans discrimination, y compris la violence.
Malheureusement, un grand nombre de femmes au Canada vivent encore des situations de violence. Plus particulièrement, ce sont les femmes autochtones qui vivent les plus hauts taux de violence au Canada. L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), qui a lancé une campagne nationale d’information et de prévention en 2005, estime qu’environ 500 femmes autochtones ont été dites disparues dans les 20 dernières années en raison de la violence. Ce chiffre est appuyé par les statistiques du gouvernement pour 1996, qui montrent que les femmes autochtones étaient CINQ FOIS plus susceptibles de mourir des causes de la violence que tout autre groupe de Canadiennes.
Depuis leur départ de Vancouver, le 28 mai, Sheila, Chi et Donna ont visité 42 communautés d’un peu partout au Canada et ont pris connaissance des réalités de la violence familiale auxquelles sont confrontées les femmes et leurs familles. Dans le peu de temps que les gens parlent et partagent leur expérience avec elles, « l’appui et les commentaires est plus grand et sont plus nombreux que ce à quoi nous nous attendions », a déclaré Mme Swasson.
Après avoir quitté Ottawa le 18 juillet, elles visiteront encore 20 communautés et leur aventure se terminera à St. Johns, le 11 août prochain.
Pour connaître le parcours de ces femmes extraordinaires et savoir si elles passeront près de chez vous, visitez http://www.aboriginalwomenonthemove.org/TourDates.html [1]. Nous vous encourageons à les accueillir et à prendre avantage de cette occasion. Vous pouvez également montrer votre soutien en envoyant des courriels ou des lettres, en visitant le site web de Aboriginal Women on the Move, en partageant ces informations, et/ou en faisant un don à une maison d’hébergement dans votre communauté.
Ces femmes parcourent le pays à vélo parce qu’elles croient que le dialogue et le partage d’information avec les communautés locales permettront d’en arriver aux meilleures solutions possible pour régler le problème de la violence familiale. Selon Mme Martin-Metallic, c’est par le dialogue qu’elles visent « à mieux outiller ceux et celles qui travaillent dans le domaine de la violence familiale en leur donnant les connaissances et les compétences nécessaires pour aider celles qui se trouvent dans le cercle vicieux de la violence familiale ».
Statistiques
Faits saillants : Violence faite aux femmes au Canada
51 % des femmes au Canada ont déjà vécu au moins un incident violent, au sens du Code criminel.
1 femme sur 10 est victime de violence.
Les femmes de 25 à 34 ans subissent le plus haut taux de violence conjugale.
1 femme sur 4 à l’urgence s’y trouve parce qu’elle a été victime de violence (Source : Fondation canadienne des femmes : www.cdnwomen.org [2])
Dans un rapport, intitulé Évaluation de la violence contre les femmes : un profil statistique, Condition féminine Canada souligne que « tout comme les cas de violence conjugale étaient plus élevés chez les populations autochtones, il en va de même pour les taux d’homicide entre conjoints. Les taux pour les femmes autochtones sont huit fois plus élevés que les taux chez les femmes non autochtones. »
Courriel : (jusqu’au 15 août)
On peut joindre AWOTM à mimigeus@hotmail.com [3]
Cellulaire : (à partir du 15 mai) 506-789-3369
Sheila Swasson sheila_swasson@globetrotter.net [4]
Donna Metallic metallicdv@globetrotter.net [5]
Chi Metallic-Larocque chi_metallic-larocque@globetrotter.net [6]
Vous pouvez aussi nous envoyer vos commentaires et vos questions à l’adresse suivante :
Cycling to End Family Violence
Haven House
C.P. 99
Listuguj (Québec) G0C 2R0
À l’attention de Sheila Swasson
http://www.aboriginalwomenonthemove.org/ContactUs.html [7]
Comment faire votre part
Il y a différentes façons de faire votre part :
consulter le site Web des « Aboriginal Women On the Move » à http://www.aboriginalwomenonthemove.org; [8]
distribuer ce message à vos réseaux de contacts;
participer aux activités d’accueil dans une communauté près de chez vous;
vérifier les dates du tour et les communautés visitées et organiser une activité de bienvenue ou d’au revoir dans votre communauté;
parler à vos amis et à vos contacts de « Aboriginal Women on the Move »;
télécharger et poser l’affiche dans votre communauté;
appuyer « AWOTM » par un don ou parrainer un kilomètre;
faire des contributions en nature;
appuyer le refuge pour femmes local (amasser des fonds, faire du bénévolat);
organiser une séance d’information sur la violence familiale dans votre communauté;
dénoncer la violence;
vous joindre à nous quand nous passerons à vélo dans votre communauté ou région;
contacter AWOTM pour que votre entreprise parraine le tour.
Merci de votre intérêt pour le Tour 2006.