Le réseau de l’équité salariale
L’équité salariale… au cœur de l’égalité
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Le 3 mai 2007
OTTAWA – Les trois partis de l’opposition se sont exprimés aujourd’hui sur la nécessité d’adopter une nouvelle loi fédérale sur l’équité salariale après avoir rencontré des porte-parole du Réseau de l’équité salariale. Ce dernier est formé d’une coalition de centrales syndicales, de syndicats, d’organisations de femmes et de groupes provinciaux de lutte pour l’équité salariale, qui se trouvaient à Ottawa pour faire pression en faveur d’une nouvelle loi.
Il y a trois ans exactement le Groupe de travail sur l’équité salariale déposait son rapport après avoir fait faire des enquêtes et avoir tenu de nombreuses consultations auprès d’employeurs, de syndicats et d’organisations de femmes. Le Groupe de travail avait alors conclu que le régime, régi par la Loi canadienne sur les droits de la personne, ne remplissait plus son rôle. On recommandait alors au gouvernement fédéral d’adopter, à l’instar de l’Ontario et du Québec, une loi étendue et proactive en matière d’équité salariale.
« Nous avons rencontré les chefs des trois partis de l’opposition. Stéphane Dion, Gilles Duceppe et Jack Layton se sont engagés à appuyer l’adoption d’une nouvelle loi », a affirmé Andrée Côté, une porte-parole du Réseau de l’équité salariale. « Ils se joignent ainsi à des centaines de groupes de femmes, de syndicats et d’organismes des droits de la personne qui ont donné leur appui aux recommandations du Groupe de travail. »
Le Comité permanent de la condition féminine de la Chambre des communes n’a pas cessé de demander au gouvernement Harper de donner suite aux recommandations du Groupe de travail. Le Comité sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes des Nations Unies a lui-même prié le Canada de prendre des mesures énergiques en matière d’équité salariale.
D’après Andrée Côté, le Réseau a été déçu de sa rencontre avec l’un des conseillers du ministre du Travail, Jean-Pierre Blackburn. « Le gouvernement Harper refuse toujours de mettre en œuvre les recommandations du Groupe de travail. En effet, le gouvernement s’entête à prendre les mêmes moyens que ceux des années 1970 et 1980, toujours sans plus de succès. »
La loi actuelle, fondée sur le dépôt de plaintes, laisse à désirer. Le problème est clair : il faut des décennies avant de pouvoir obtenir le règlement d’une plainte relative à l’équité salariale, et souvent, seulement après de longues et coûteuses batailles en cour. Par exemple, en 1983, l’Alliance de la Fonction publique déposait une plainte en matière d’équité salariale contre Postes Canada. Or, 24 ans plus tard, on ne voit toujours pas de lumière au bout du tunnel.
« Les conservateurs veulent faire croire aux femmes qu’il suffit, pour régler le problème de l’écart salarial, d’envoyer des brochures aux employeurs et de faire vérifier leurs pratiques de rémunération par des inspecteurs qui n’ont aucune connaissance en matière d’équité salariale », a déclaré Andrée Côté. « Nous sommes ici pour leur dire qu’ils se trompent. Jusqu’à maintenant, la conformité volontaire ne donne aucun résultat et rien ne nous dit que ce sera mieux à l’avenir. Les femmes poursuivront la lutte pour obtenir l’égalité économique tant qu’une nouvelle loi ne sera pas adoptée. »
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Renseignements :
Andrée Côté, porte-parole, Réseau de l’équité salariale
613-241-7570, poste 25
Le Réseau de l’équité salariale se compose de centrales syndicales et de syndicats, d’organismes préconisant l’égalité et de coalitions provinciales pour l’équité salariale. Mentionnons entre autres le Congrès du travail du Canada, l’Association nationale Femmes et Droit, le Women’s Legal Education and Action Fund, l’Organisation nationale des femmes immigrantes et des femmes appartenant à une minorité visible du Canada, l’Alliance canadienne féministe pour l’action internationale et les coalitions pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario et de la Saskatchewan.
