Kaitlyn Tribe vient de completer ses études a l’Université Carleton à Ottawa. Elle était stagière chez FAFIA pour la portion pratique de sa classe sur le droits humains.
Kaitlyn a produit un raport sommaire sur le rang mondial du Canada tel que relaté dans le Global Gender Gap Report du Forum économique mondial
Tour d’horizon
Aujourd’hui dans le monde, les femmes comptent pour près de 70 pour cent des 1,3 milliard de personnes vivant dans la pauvreté, 65 pour cent des réfugiés et deux tiers des analphabètes. Les femmes occupent également les deux tiers des emplois atypiques, ne possèdent qu’un pour cent des ressources mondiales et ne gagnent qu’un dixième des revenus mondiaux.
Le discours contemporain sur le développement reconnaît que l’égalité entre les sexes est indispensable à la réduction de la pauvreté dans tous les pays du monde. En 2006, Oxfam International et Oxfam Canada ont fait des droits humains des femmes leur thème central. Les deux organisations ont reconnu le rôle primordial des droits humains des femmes dans la détermination de la santé et du bien-être des nations. L’UNICEF a récemment cité l’égalité entre les sexes comme essentielle à la réalisation du programme de la Déclaration du Millénaire et de ses Objectifs de développement. L’énoncé qui a cours actuellement prône que l’égalité entre les sexes donne du pouvoir aux femmes et à leurs communautés et pays parce que seule l’entière participation de tous les membres de la société pourra venir à bout de la pauvreté.
La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes a été adoptée en 1979. Même si la Convention a reçu 184 ratifications, adhésions et successions, les inégalités persistent entre les sexes. L’inégalité fondée sur le sexe n’existe pas seulement dans le monde en développement. C’est un phénomène qui transcende presque toutes les cultures, les religions et les nations, y compris le Canada.
En mai 2006, le Forum économique mondial publiait son Global Gender Gap Report offrant un Gender Gap Index (Répertoire des écarts entre les sexes). Ce répertoire comprend plus de cent quinze pays et leurs économies, y compris tous les pays membres et candidats de l’Union européenne, 20 pays de l’Amérique latine et des Caraïbes, plus de 20 pays de l’Afrique subsaharienne, l’Amérique du Nord et 10 pays du monde arabe. Ensemble, ces 115 pays représentent plus de 90 pour cent de la population mondiale. Le rapport et le répertoire se fondent sur des données fournies par des organisations internationales et l’Executive Opinion Survey du Forum économique mondial pour évaluer le niveau d’égalité entre les femmes et les hommes.
Le caractère unique du Gender Gap Index ne repose pas sur la richesse et la diversité de ses données, mais bien sur son choix de mesurer les écarts plutôt que les niveaux. Le rapport mesure les écarts fondés sur le sexe en matière d’accès aux ressources et aux occasions plutôt que les niveaux disponibles de ressources et d’occasions. Les pays riches ayant des économies plus fortes et de meilleurs niveaux d’éducation, on ne fait qu’illustrer cette réalité en mesurant seulement les niveaux. Au contraire, le répertoire pénalise ou récompense les pays en fonction de la taille de l’écart entre les revenus des femmes et des hommes, par exemple, et non d’après les niveaux globaux de revenus dans le pays.
En raison de l’utilisation d’écarts plutôt que de niveaux, le Global Gender Gap Report est un instrument particulièrement utile pour évaluer le statut actuel de l’égalité entre les sexes au Canada comparativement à d’autres pays du monde. Le rapport révèle que la performance du Canada est insuffisante dans des secteurs comme l’autonomisation politique et l’éducation, et qu’il accuse un retard en regard de nombreux pays qui sont souvent perçus comme moins progressistes dans la mise en oeuvre des droits humains des femmes.
Cliquez ici pour télécharger le raport:
Le fossé entre les sexes au Canada.doc
