Pour publication immédiate
Le 20 novembre 2007
L’Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS) désire souligner la Journée nationale de l’enfant en attirant l’attention sur certaines des actions que devrait entreprendre le Canada pour mieux refléter les besoins et les intérêts de nos enfants.
Le gouvernement fédéral engrange des surplus annuels de plusieurs milliards de dollars depuis 1998; le Canada n’a donc aucune excuse de demeurer indifférent à ce qui suit :
- Le Canada s’est classé au 12e rang sur 21 pays en ce qui a trait au bien-être matériel, à la santé et à la sécurité des enfants, de même qu’à leur scolarisation, à leurs comportements et aux risques qu’ils encourent, et à leur perception de leur propre bien-être (UNICEF, 2007).
- Le secteur du logement social au Canada est l’un des moins développé des pays industrialisés. De plus en plus d’enfants et leurs familles vivent dans des logements peu convenables, alors que 1,5 millions de ménages sont classés comme ayant « un besoin impérieux de logement » et consacrent en moyenne 47 % de leur revenu de base pour se loger (Société canadienne d’hypothèque et de logement).
- Le nombre des enfants vivant dans la pauvreté a augmenté d’environ 20 % depuis l’adoption en 1989 d’une résolution visant à éliminer la pauvreté chez les enfants, appuyée par tous les partis de la Chambre des communes.
- Malgré que le Canada ait ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant, peu d’actions ont été prises pour assurer l’existence d’un système de services de garde d’enfants de bonne qualité et abordables.
- Le Code criminel du Canada autorise toujours le châtiment corporel des enfants et ce, même si une étude sur la violence à l’endroit des enfants menée pour le compte du secrétaire général des Nations-Unies fait ressortir que cette forme de violence demeure la plus répandue que doivent subir les enfants, tant dans les sociétés d’abondance que dans les pays en voie de développement.
La nomination d’un commissaire national aux enfants pourrait contribuer à assurer que l’on tienne compte des intérêts supérieurs de l’enfant dans le processus d’élaboration de lois et des politiques et celui de l’allocation des ressources. L’ACTS est favorable à la création d’un poste de commissaire national aux enfants qui verrait à assurer que les droits des enfants sont protégés et que leurs voix sont entendues.
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Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec :
Veronica Marsman, Présidente,
Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux
Téléphone: (613) 729-6668
Courriel : casw@casw-acts.ca
